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Radical Homemakers make the society pages – but are lost in translation

No – I was not interviewed for this story…perhaps that is why some of the facts are so wrong.  But Bob and I think it is rather amusing that my name should appear in Elle, so I couldn’t help posting…shannon

http://www.elle.fr/elle/Societe/La-parole-aux-femmes/A-vous-de-le-dire/Les-Femivores-Americaines/%28gid%29/1198606

Le New York Times vient de présenter au monde une nouvelle génération de féministes écolos, les fémivores, néologisme de « femme » et « omnivore ». Après des études secondaires et une expérience dans le monde du travail, elles ont décidé de rentrer à la maison et d’élever leurs enfants tout en protégeant l’environnement. Et n’en déplaise à Elisabeth Badinter, elles n’ont aucunement l’impression de faire régresser la condition féministe.

Ces Américaines, de plus en plus nombreuses, prônent le retour à un mode de vie plus simple et plus écologique. Alors que certaines femmes se sont épanouies dans le travail, d’autres n’y ont trouvé qu’une nouvelle forme d’aliénation. Shannon Hayes, fémivore et auteur d’un manifeste « pour les femmes qui font des conserves » (« Radical Homemakers ») a raconté son dilemme entre la possibilité qui lui était offerte « d’essayer de briser le plafond de verre ou d’accepter sa cage dorée ». Elle a choisi de changer de mode de vie.

Comme l’explique Peggy Orenstein, l’auteur de l’article, « le fémivorisme s’appuie sur des principes d’autosuffisance, d’autonomie et d’accomplissement personnel, les mêmes raisons qui avaient poussé les femmes à investir le marché du travail en premier lieu. » Qui plus est, à l’heure où tout le monde est concerné par la provenance de sa nourriture, qu’est-ce qui pourrait être plus moralement défendable que de vouloir nourrir sa famille avec des ingrédients saints ? Fuyant la société de consommation et désireuses de réduire leur empreinte carbone, ces écolos se veulent maîtresses d’une maison où l’on ne manque de rien, mais où le superflu n’a pas sa place.

Et à toutes celles qui les diraient dépassées ou ringardes, elles posent la question de savoir qui, de la femme surpayée qui perd son travail du jour au lendemain ou de celle qui cultive son potager et élève ses poules, est la plus à même de mieux vivre dans le monde d’aujourd’hui.

Faire du plus avec du moins est un peu leur credo. Elles vivent de leur culture et leur élevage et s’habillent elles-mêmes. Quelques unes ont même arrêté de souscrire à une assurance maladie, tandis que d’autres éduquent leurs enfants à la maison, loin des écoles qu’elles jugent trop formatées.

Et elles s’en sortent très bien. Shannon Hayes, qui a interviewé une douzaine de ces familles révèle qu’elles gagnent environ 40 000$ par an pour une famille de quatre enfants, en vendant des pêches, ou fabricant des saucisses ou du savon.

Et les hommes dans tout ça ? Comme le souligne Hayes, mieux vaut tout de même partir dès le départ sur un pied d’égalité dans les différentes tâches et l’implication qu’une telle existence demande au risque de perdre confiance en soi et finir par tout remettre en question.

Marine Poyer

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